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La Marquise de Montespan

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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: La Marquise de Montespan   Sam 6 Oct - 17:14

Nom: De Rochechouart de Mortemart / De Montespan.

Prénom: Françoise de son vrai nom, dite Athénaïs.

Âge: Née le 5 octobre 1640 ce qui lui fera 40 ans le mois prochain.

Statut: Marquise à la Cour.

Fonction: Favorite à la Couche du Roy.

Préférences: La Richesse et les Instruments mortels sont le quotidien de la marquise. Elle les affectionne plus encore que tous ces enfants illégitimes courant partout dans ses appartements parisiens. Ses richesses lui viennent d'hommes, de princes, de marquis de comtes ou du Roy. Si vous cherchez de quoi honorer son esprit et sa vanité rien ne vaut en un paquet à sa destination qu'un miroir d'or finement ciselé et incrusté des pierreries les plus raffinées. Vous l'aurez sans doute compris, si elle aime s'entourer de puissants objets rien n'égale dans son estime que sa propre personne.

Profil Physique et Psychologique: Malgré son âge bien avancé déjà l'on qualifie encore la marquise comme l'une des beautés inestimables de la France. Son élégance et sa grace hors pairs sont remarquées de tous, son regard étincelant interloque toujours et ses sourires narquois inspirent plus que jamais le mal être de ses interlocuteurs. Ses toilettes psychédéliques sont toutes des pièces uniques et varient quotidiennement de toutes les nuances possibles et imaginable de couleurs et de matières. Elles proviennent de pays très lointains dont le bas peuple ne connait pas jusqu'au nom et s'émerveillent grandement lorsqu'ils voient passer fière comme il se doit la grande dame aux allures puissantes.
Comme il était de mise à l'époque tout dans son apparence prenait des airs superficiels, de ses mimiques jouées à ses cheveux colorés d'argile rouge retombant en cascades sur ses épaules nues. Les fards se multiplient sur son visage laiteux et ses lèvres pulpeuses semblent être une cerise qui s'ouvre charnellement à chacune de ses paroles. Quel port de tête, quelle fierté qu'elle a donc cette grande dame ! C'est une représentation de Vénus esquissée par Sandro Botticelli mais avec en plus l'esprit fougueux et cette dangerosité qui qualifie alors si bien la femme... Si elle vous sourit derrière son éventail alors sachez d'avance que vous êtes un être perdu.
Meurtre, intrigue et cruauté suffiraient à décrire parfaitement ce qu'il se cache derrière le visage de la Grande Dame. La tricherie lui fait tour à tour gagner les Louis d'Or aux jeux de cartes et le Roy en personne dans des paris absurdes. Les rumeurs et moqueries sont son passe temps favoris, elle aime à railler les personnages de la cour et les rit de sa voix cristalline qui en s'entrechoquant contre les murs de Versailles deviennent rauques et inquiétants. Des murmures racontent même que beaucoup d'inconnus ont cru entendre la Mort en personne et n'ont jamais franchi les grilles de la cour. Pourtant ce n'est pas avec la mort que la marquise copule mais bel et bien avec le Diable en personne. Une affaire de disparition de jeunes vierges fait trembler la capitale et ricaner la grande dame. Et si les expériences d'Erzebeth Bathory s'avéraient efficaces ? Pour garder la jeunesse éternelle la marquise avait depuis longtemps sacrifié son âme au service du Malin. Il était vrai que les bras de Madame de Montespan avaient gardé cet éclat singulier de fraicheur et de jeunesse. Comme nombre de courtisans auraient aimé ne serait-ce qu'une seconde frôler la pêche de cette peau du bout des doigts ! La peau de cette Reine officieuse qui lorgnait de ses yeux clairs un trône inaccessible... Si Louis est le Soleil Athénaïs en est le revers, l'indomptable astre Lunaire !

Relations avec les autres:
-Est la maîtresse de Louis le Quatorzième.
-Apprécie grandement la poésie de Raphaël de Lioncourt.
-Est une Grande amie de Mademoiselle des Oeillets, illustre Dame de Compagnie de sa suite.
-Tient en grande risée les personne de Louise de la Vallière, Angélique de Fontanges et Madame de Maintenon dont elle s'est longtemps servie afin qu'elle assure "l'élevage" de ses enfants illégitimes. En somme, chacun passe par ses critiques amusées, de la Soubise à la Reine en personne.
-Fait un étrange commerce avec une certaine La Voisin.
-Est une ennemie de Dieu.

Famille:
-Fille de Gabriel de Rochechouart de Mortemart qui fut un ami proche de Louis XIII avec qui il a eu l'honneur de grandir.
-Fille de Diane de Grandseigne, était Dame d'Honneur de la Reine Anne d'Autriche femme de Louis XIII.
-Soeur de Gabrielle, marquise de Thianges.
-Soeur de Louis Victor de Rochechouart, un grand ami de Louis XIV
-Soeur de Marie Madeleine Gabrielle abbesse de Fontevrault qui a passé sa vie dans un couvent.
-Fut la femme de Louis Henry de Pardaillon de Gondrain marquis de Montespan, est maintenant un exilé.

Autres, Détail: Les détails foisonnent dans l'être de la favorite.

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Dernière édition par le Jeu 11 Oct - 14:24, édité 6 fois
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: La Marquise de Montespan   Dim 7 Oct - 11:19

Celle qui fit trembler Versailles.

Chapitre I --> La Mauvaise Education s'apprend seul.

Diane de Grandseigne fit poser sans émotion sa fille nouvellement née dans son berceau. Elle détourna le regard de l'être braillant et murmura à la sage-femme qu'elle pouvait prendre congé dans sa paroisse et dire au clerc que l'enfant aurait pour nom Françoise de Rochechouart de Mortemart. La nonne s'inclina et détourna le pas, silencieuse, laissant la dame s'essuyer le front. Les couches si elles avaient été pénibles n'avaient pas été si longues et elle espérait bien être remise au plus tôt sur pied afin de reprendre ses fonctions qu'elle aimait par-dessus tout: retourner aux côtés d'Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII, avec qui elle conversait sans cesse de toilettes ou ironisait les personnes connues de la cour.
Françoise était le troisième enfant de quatre qu'auraient en tout eu ses parents, ou tout du moins des quatre qui resistèrent aux temps médiocres qui n'avaient pas la moindre pitié pour le plus petit être. Ses aînés étaient Gabrielle de Rochechouart de Mortemart, appelée plus tard Marquise de Thianges qui la précédait de sept années et Louis Victor de Rochechouart qui devait devenir un grand ami du Roi Soleil était de quatre ans son ainé. Tous deux n'avaient pas été gâtés autant que leur soeur par les vertues de la nature mais jamais ils n'eurent envers elle la moindre jalousie, chacun pensant qu'ils avaient hérité d'un esprit supérieur et que celà valait bien toutes les beautés du monde. Cependant, ils apprirent plus tard que les facultés intellectuelles étaient infiniment plus utiles quand on avait une beauté frappante. Ils furent d'ailleurs bien raillés par leur père, Gabriel, duc de Mortemart car selon lui une progéniture venant de sa semance ne pouvait être idiote. Françoise dut pour toujours lui prouver qu'il n'avait pas tort.
Cinq ans plus tard naquit Marie Madeleine Gabrielle abbesse de Fontevrault qui attira les rires silencieux de Françoise. Elle se disait tout bas que vivre ne servait à rien lorsqu'on savait d'avance que son destin serait de rester dans les églises à regarder les personnes passer, s'amuser alors qu'on en a soi-même nullement le droit. Françoise avait pour elle une pitié immense qui petit à petit se transforma en dérision tant et si bien que la gouvernante des enfants de Rochechouart de Mortemart pria Gabriel que jamais les deux enfants ne se trouvassent seules dans la même pièce. L'homme accepta ses conditions en souriant persuadé comme elle prenait de l'âge que la sénilité approchait à grands pas. Françoise se trouvait plutôt sereine quant à cette nouvelle disposition. Gabrielle recevait chaque jour son quotat d'éducation religieuse qui faisait d'elle une enfant barbante et ennuyeuse. Ce fut un beau jour lorsqu'elle partit pour de bon dans les ordres. Plus tard, quand elle apprit les agissements d'Athénaïs au sein de la cour elle tenta par maintes lettres de la remettre sur le droit chemin. Jamais sa soeur ne lui répondit, pire encore, ses courriers étaient envoyés au feu avant même d'être ouverts. Les ponts seraient inexorablement coupés. Le catholicisme permettait de payer pour avoir sa place au Paradis, alors à quoi bon avoir une tenue irréprochable toute sa vie durant ?
Ces pensées la jeune fille se les fit toute seule. Elle aimait par dessus tout la solitude et se retrouver à l'encontre de son esprit. C'est lui et lui seul qui lui donna une force incroyable, une force surdimensionnée... Une force dont elle eut besoin le jour où on lui annonça son entrée au couvent. Elle n'avait alors que treize années. Le jour de son départ elle ne prit que le strict nécessaire ainsi qu'une poupée de porcelaine qu'elle tenait fort dans ses bras. Elle savait que sa gouvernante avait manipulé ses parents pour la mener dans cet isoloir infect. Avant de monter dans le carosse elle jeta aux pieds de la femme sa poupée tout en prenant soin d'y mettre le plus de force possible. Des bouts de Porcelaine allèrent se mettre profondément dans la chair de la gouvernante. Cette dernière mourut de la gangraine.

Chapitre II --> Vivre avec les Nonnes pour mieux les haïr

Dès son arrivée au couvent Françoise refusa de parler à qui que ce soit, refusa de prier avant de manger ou dormir, refusa le port de l'uniforme que toutes les petites filles de noble revêtaient fièrement. La Mère Supérieure ne lui faisait aucunement peur mais si elle s'obligea finalement à se plier aux règles ce fut à cause d'une lettre que son père lui envoya. Il lui expliquait clairement que si elle se refusait à sa demande elle n'entrerai pas à la cour et elle resterait cloîtrée à jamais dans les bras de Dieu comme sa soeur et que si elle refusait cette dernière option elle deviendrait une bâtarde abandonnée et devrait seule vivre dans les rues souillées de Paris. La petite fille râla mais obéit avec toute la mauvaise grâce appliquée que pouvaient avoir les Mortemarts. La Mère Supérieure s'était plainte de cette mauvaise grâce au père de Françoise mais ce dernier répondit sèchement que du moment où elle faisait ce qu'on lui demandait c'était amplement suffisant. Les nonnes s'amusaient à tyraniser la jeune fille en réduisant régulièrement ses doses de nourriture, en faisant volontairement quelques trous dans son uniforme quand elle les lavaient et trouvaient pour excuse la disette ou l'obligation de faire bouillir plus que de coutume les habits afin d'éviter certaines épidémies. Françoise n'était pas dupe et comprenait bien qu'on se payait sa tête, pourtant, lors de ses congès se trouvant durant les Grandes Vacances d'été jamais elle ne trouva à se plaindre auprès de ses proches. Elle accrochait à ses lèvres un sourire hyppocrite de faux contentement tout en assurant à la compagnie qu'elle était très bien dans son établissement, que les nonnes étaient charmantes et la Mère Supérieure de toute justice. En récompense pour sa bonté d'âme, Gabriel son père décida avant la dernière année de lui trouver un mari dont il garderait pour le moment l'anonymat. Il promettait à sa fille noblesse, grandeur et magnificence. La dernière année de couvent de Françoise fut une corvée pour les nonnes. Le dernier jour, elles regardèrent impuissante la demoiselle de Rochechouart de Mortemart cracher sur une statue de la Vierge imitée tour à tour par de jolies petites filles nouvellement arrivées. Dieu ne voulut jamais plus entendre parler de la Dame tout comme Françoise avait tourné sa tête vers d'autres horizons...
Une nouvelle femme du monde était maintenant lâchée dans la nature.

Chapitre III--> La Cour est à La Vallière...

Ce ne furent pas les croyances ni même ces années passées au couvent qui décidèrent la reine Marie Thérese d'Autriche nouvellement femme de Louis XIV de choisir Françoise de Rochechouart de Mortemart parmi ses dames de compagnie, mais bel et bien ses connaissances du monde et son esprit incomparable. La Grande et belle dame fit ses premiers pas dans la cour en 1660 à l'âge de 20 années. La Reine aimait beaucoup Françoise et la nomma un jour demoiselle de Tonnay-Charente en lui donnant à la volée un titre qui la démarquait de sa famille, tout comme son père à l'époque de Louis XIII elle se sentait exclusive. Déjà elle avait droit à des traîtements de faveurs importants comme porter les toilettes les plus distinguées ou se trouver très près de la Reine dans les cortèges. La souveraine ne pouvait plus se passer de la jeune Françoise et s'amusait de son esprit fin et taquin. A plusieurs reprises Marie-Thérèse chercha à faire connaître la nouvelle perle de sa compagnie à son époux mais ce dernier se trouvait fort occupé à des projets qu'il qualifiait d'interminaux. Françoise l'avait bien déjà croisé une paire de fois... Et jamais elle ne trouva par la suite d'homme plus beau et plus lumineux qui dans son coeur porterait toujours à merveille le surnom de Roy Soleil. Louis ne se préoccupa pas de sa présence à cette époque.
Un jour l'on présenta à la demoiselle de Tonnay-Charente un homme de fière allure aux airs enchanteurs de poète incompris. Il portait comme nom Louis Henry de Pardaillon de Gondrain mais tout le monde l'appelait plus simplement le Marquis de Montespan. Gabriel de Rochechouart de Mortemart souriait à cette rencontre et pariait fort sur la bonne entente des deux jeunes gens car enfin ce marquis était l'homme qu'il avait choisi à sa fille durant si longtemps tout en cachant à chacun ses affaires. Françoise trouvait l'homme fort agréable et d'une beauté non négligeable, elle aurait facilement pu s'attendre à pire. D'après tout elle se ferait bien à son nouveau mode de vie et au nom de Madame la Marquise de Montespan.
Le pire moment de sa vie se passa en cette année 1663 quand elle dut pour épouser le marquis obtenir la Grâce de Sa Majesté. Ce dernier avait une allure des plus admirables et des plus gracieuses tant de près que de loin. A plusieurs reprises durant la cérémonie Françoise ne put s'empêcher de plonger ses grands yeux verts dans ceux du monarque murmurant en silence toutes les émotions que jamais elle n'aurait voulu avouer. Depuis ce moment elle savait qu'elle ne saurait aimer d'autre que lui, que ce Soleil, l'éblouissant symbole de la puissance Divine.
Après son mariage Françoise resta aux services de la Reine, rêvant en silence de la vie que menait Mademoiselle de La Vallière favorite en titre du Roy et consolant les pleurs de Marie-Thérèse par son esprit fin et cultivé en lui expliquant qu'un Roy s'il avait en tête les conquêtes d'autres terres avait aussi celles d'autres coeurs mais que jamais une favorite n'aurait droit à la place qu'était celle de souveraine absolue ! La Marquise de Montespan faisait éclater ces paroles réparatrices à la volées sans toutefois y croire. La vie libertine était celle qu'elle rêvait en silence mais au fond elle savait qu'un boulet pendait encore et toujours à sa cheville répondant au nom de Louis Henry de Pardaillon de Gondrain.
La Reine reprit bientôt sa gaieté et ses jeux, ramenant par la même occasion une présence plus marquée de son époux à ses côtés. Nous étions en 1666 déjà quand les courtisans parlaient du déclin de Mademoiselle de la Vallière et même si naïvement la marquise de Montespan pensait que Marie-Thérèse avait réussit à le reconquérir tout le monde voyait bien qu'il n'en était rien. Déjà Françoise se faisait connaître à la cour comme étant la plus belle femme de France et le nouvel amour du Roy. Lorsqu'on en faisait allusion devant la marquise cette dernière rougissait et cette timidité juvénile devrait rapidemment disparaître. En 1667 sa vie prit un chemin qu'elle avait espéré sans jamais osé y croire.


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MessageSujet: Re: La Marquise de Montespan   Jeu 11 Oct - 15:25

Chapitre IV--> ... Et la Cour est donnée à la Montespan.

Le Roy avait maintes fois entendu parler par le biais de son épouse de cet esprit taquin enveloppé dans un masque de chair des plus délicieux. Il se souvenait parfaitement des traits de celles qu'on avait tour à tour nommée Françoise de Rochechouart de Mortemart, Mademoiselle de Tonnay-Charente, Madame la Marquise de Montespan. Il se laissa séduire par cette fraicheur innatendue et cette beauté hors du commun et devant une Mademoiselle de la Vallière en déclin osa publiquement nommer Madame de Montespan comme étant la nouvelle favorite. La Vallière reçut un titre de comtesse, signe de dédain et de délaissement et fut la première victime de la langue de vipère qu'avait Françoise de Montespan qui jusqu'alors avait su à la cour faire figure de grace et de discretion.
La nouvelle passion du Roy fit le tour des Provinces pour arriver un jour jusqu'aux oreilles du Marquis de Montespan. Ce dernier fou de sa femme crut perdre la tête et sachant qu'il ne ferait jamais le poids contre le souverain décida de mourir en bon guerrier et s'inscrit dans l'armée. Les victoires qu'il remporta furent nombreuses des combats contre les barbaresques à Alger à la campagne du Roussillon. Il laissa bientôt les armes pour reconquérir son bien le plus profond: sa femme. D'elle il avait eu deux enfants: Marie Christine de Montespan qui pour cause de santé fragile ne devrait pas dépasser les douze années (1663-1675) et Louis Antoine de Montespan né en 1665 à qui la vie et l'Histoire promettaient une carrière des plus spectaculaires. Arrivé à Paris, le Marquis de Montespan tenta un soulèvement contre le Roy mais sa tentative de Révolution fut un échec. En toute réponse de la part de sa Majesté l'homme eut l'ordre de partir en exil après s'être séparé de corps et de biens avec sa femme. Libre et heureuse tel le vent la Marquise de Montespan prit alors la liberté de se faire appeler non plus Françoise mais Athénaïs, ce qui signifiait "immortelle" comme symbole de sa toute nouvelle puissance auprès du monarque et de se faire teindre les cheveux en rouge par un mélange complexe qui incluait l'argile. A cette époque on parla également de la grande douleur de Mademoiselle de la Vallière et de sa nouvelle passion pour Dieu. Beaucoup d'abord plaignaient la pauvre dame à qui le coeur avait été brisé mais bientôt les plaisanteries de la Montespan sur son compte fit le tour de la cour et chacun tout en un se mit bientôt à rire des propos de la nouvelle favorite en titre et firent de La Vallière un objet de risée. La Reine Marie-Thérèse qui avait tant cru au retour de son époux se trouva vite désillusionnée et elle s'entoura de vieilles filles espagnoles durant plusieurs années pour s'assurer que le Roy ne vienne plus piocher les objets de ses vices dans son entourage personnel. Celà donna beaucoup à critiquer à Athénaïs qui elle commençait à choisir des femmes d'esprit pour sa prorpe compagnie. On comptait entre autre une Mademoiselle des Oeillets que l'on soupçponnait très fortement de partager avec la favorite bien plus de choses qu'une simple amitié.
De la liaison du Roy Madame de Montespan compta sept enfants dont les naissances s'étalaient entre 1669 et 1678. Cette bâtarde progéniture serait reconnue pratiquemment intégralement aux yeux du Roy mais n'ayant aucune envie de s'éloigner de la cour pour les élever Athénaïs trouva à Paris une femme veuve d'un poète cul de jatte, Françoise d'Aubigné, qui roulait seule sa bosse dans la misère. Cette femme si elle n'avait aucune richesse avait maintes fois été vantée aux oreilles de la marquise. L'on disait dans les rues qu'il n'y avait d'esprit plus fort et plus vif dans tout Paris. A chaque naissance et sous ordres de la marquise les nourrissons lui seraient livrés en même temps qu'une somme d'argent. La Dame de Montespan ne devrait plus revoir ses enfants mis à part si ces derniers plus tard entrèrent à la cour. Si elle était dite par la bouche du souverain qu'elle était une maîtresse du meilleur des goûts jamais on n'aurait pu la qualifier de mère responsable. Les seules personnes qu'elle avait materné dans sa vie furent quatre poètes. Publiquement chacun savait qu'elle faisait du mécènat pour Jean de la Fontaine, Molière et Quinault mais personne ne se doutait qu'elle défende les idées anti-royalistes de Raphaël de Lioncourt que ce dernier avait en grand secret. Athénaïs était une fervente admiratrice de l'Art et le Roy ne cessait de lui répéter en de charmants tons que l'Art ne pouvait attirer que les figures les plus belles de ce monde. Ne se lassant pas d'être ainsi flattée la marquise laissait dangereusement accroître sa grande vanité.
Peu à peu s'installèrent dans la cour en toute impunité les jeux et les vices instaurés par la favorite. Les rires à gorge déployée se multipliaient dans tous les sens et les gestes obscènes étaient devenus monnaie courante. Les intrigues déjà fortes auparavant ne se lassaient pas de se multiplier et de s'aggraver sous l'oeil amusé d'une cour folle de l'esprit créateur de la favorite. Ces agissements créés par la marquise étaient surtout destinés à taire le plus possible le nouvel anoblissement de la Veuve Scarron en Madame de Maintenon par le Roy et les regards de ce derniers sur un ange écervelé répondant au nom d'Angélique de Fontanges.
L'Affaire des Poisons commença aussi à cette époque noire de peurs et de folies animant Versailles. L'on chuchottait dans les couloirs que la Mademoiselle de Fontanges attendait du Roi un enfant mais la cruelle Athénaïs jura que l'enfant ne naîtrait jamais. Elle s'allia à La Voisin, une femme aux allures mystiques que tout Paris recherchait pour la mettre au bûcher. Accusée de sorcellerie elle ne tarda pas à attirer la curiosité de la favorite et toutes deux firent affaire sur des échanges secrets de poisons et de rites satanistes. La dernière mode en date venait d'un écrit sur une légende d'une femme connue sous le XVIème siècle sous le nom d'Erzebeth Bathory. Elle avait su trouver la jeunesse corporelle éternelle en se baignant dans le sang de jeunes vierges et bientôt les disparitions de jeunes filles inquiéta le peuple de Paris tout entier. L'on pensait sans douter à un meurtrier passionné assoifé de vices inavouables et chacun en y pensant se signait religieusement. Les crimes s'ils étaient passionnels ne l'étaient pas à l'égard des jeunes femmes mais bel et bien du Roy. Athénaïs avait damné jusqu'à son âme toute entière pour suivre à l'Acheron la personne du Soleil et l'entraîner avec elle dans un vice infernal et éternel. La passion grandissante qu'elle avait pour lui la consummait davantage de jour en jour jusqu'au point de tuer celles qui eurent un jour l'audace de poser sur lui leurs grands yeux gourmands. Les desseins de la fière dame était d'être de la cour l'assassine jusqu'à faire trembler la France entière...
Ce qu'elle ne semblait pas comprendre c'était que déjà la France par sa faute depuis longtemps tremblait... On parlait de la présence du Diable sur terre, une présence impitoyable qui perdrait Dieu sur Terre et dans les Cieux.
Laisserez-vous cet ange destructeur s'emparer de vous pu préférerez-vous en faire une précieuse alliée ?

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Gabrielle de la Vallière
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MessageSujet: Re: La Marquise de Montespan   Sam 13 Oct - 15:17

Validée bien entendu !

une très jolie fiche, qui mêlange adroitement des faits historiques et des sentiments propres à l'auteur ^^
bon jeu !

Personnage Validé !
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La Marquise de Montespan

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