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Marquis de Louvois, Ministre du Roy

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Marquis de Louvois
Ministre



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MessageSujet: Marquis de Louvois, Ministre du Roy   Dim 14 Oct - 11:27

Merci à Notre Gracieuse demoiselle de Montespan pour toutes ses indications.

Nom:
Le Tellier de Louvois

Prénom:
François Michel

Âge:
Est né le 18 janvier 1641, a donc 39 années.

Statut:
Noble

Fonction:
Ministre de Louis le Quatorzième

Préférences:
Le marquis est un homme de l'ombre affectionnant le calme et les oeuvres d'art. Très romantique il aime les conversations intelligentes de belles femmes et par-dessus tout sa fille Marguerite qui ressemble en tous traits à sa femme Anne de Souvré.

Profil Physique:
Une grande carrure se découpe dans la nuit. C'est un homme mince et beau encore qui vous fait face, un homme à la longue perruque brune, un homme aux yeux énigmatiques, un homme enfin à la peau blafarde. Le Marquis de Louvois est de ces êtres possédant cet aspect fragile et maladif, cette chétivité incroyable que l'on n'accepte en général que chez les très jeunes filles. L'homme n'a rien d'opulant, rien qui ne démontre sa richesse mis à part ses amples habits trop long recouvrant son échine osseuse. Louis faisait venir pour lui les velours les plus doux dans les pourpres les plus royaux, les chausses en peau aux escarboucles les plus riches, les jabots aux broches les plus précieuses. Le Roy se sent obligé pour lui de faire ces efforts car enfin le marquis est de ces rares hommes ne prenant aucun soin de son apparence, préférant la pensée aux choses superficielles de ce monde. Pourtant, et il ne le nie pas, il est d'une beauté frappante qui fait tourner les grandes dames dans la galerie des glaces. Ses traits sont d'une finesse extraordinaire, étrangement androgynes et ses sourires enchanteurs lancés à la volée pour un clin d'oeil ou une parole plaisante sont emplis de grace et de légèreté. L'homme a une voix d'oiseau, une voix vibrante et enchanteresse qui surprend lorsque certains jours de joie il lui arrive d'entamer des airs dans les couloirs du palais. Chacun derrière son éventail ou son jabot parle d'un ange mystérieux revenu pour réparer les erreurs du Roy aux yeux de Dieu. L'homme sourit à ces dires... Et s'il a tout d'un ange il reste néamoins aussi humain qu'un autre. C'est ce que nous démontre son profil psychologique.

Profil Psychologique:
La douceur et le naturel de l'homme sont des attraits faisant promettre aux moches dame devant les prêtres que le marquis est un saint auquel il faut sans confession donner en ses mains le Dieu. Les jolies dames si elles disent la même chose ce n'est pas sans faire rosir leurs délicates joues. Monsieur de Louvois s'il est droit et digne ne sait se maîtriser à la vue d'une belle dame et si cette dernière ose lui envoyer plus de trois regards langoureux dans une soirée il ne resistera pas à lui faire mener un billet où il aura auparavant couché de doux mots bien alignés dont il a le secret. Il n'a en rien le vice dans le sang et est sûrement et de loin l'homme dans la cour qui ressent le plus de sentiments. Sa femme, il l'aime comme un prince aime sa princesse dans les contes pour les petits et ses enfants composent à eux tous les pièces du puzzle de son coeur. De la jalousie il n'en exprime pas si un soir sa femme découche. Il est réaliste et sait pertinament que s'il n'avait jamais commencé les infidélités elle n'aurait sûrement jamais pensé à découcher. Est-ce qu'elle l'aimait son mari, Anne de Souvré ?
Le marquis mélancolique referma son livre de mémoires. Sa main tenant sa plume tremblait. En face de lui se tenait un portrait de sa petite Marguerite. Le Brun était vraiment un artiste hors pair.
Las, il quitta sa chaise, bailla et alla se coucher dans un lit froid, la main instinctivement posée à la place où sa femme parfois était couchée.

Relations avec les autres:

-Estime hautement la personne du Roy
-Aime profondément sa femme Anne de Souvré même si la fidélité est pour lui une chose impossible...
-Est un grand ami de Lully
-Admire tous les Artistes de la Cour
-Est un père modèle pour ses enfants
-Ne note pas de complexe particulier envers un personnage de la cour.

Famille:

-Fils de Michel Le Tellier, marquis de Barbezieux et d'Élisabeth Turpin.

Autres, Détail:
Possède un corbeau voyageur livreur de message répondant au nom de "Fakir".

_________________
Ne laissez pas les Oiseaux en cage.


Dernière édition par le Lun 29 Oct - 16:07, édité 1 fois
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Marquis de Louvois
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MessageSujet: Re: Marquis de Louvois, Ministre du Roy   Dim 14 Oct - 18:10

Acte I "Un homme digne ne l'a pas toujours été"

1641, Paris. En un jour d'hiver naquit un enfant qui fit le désespoir de sa pauvre mère, un enfant dont on n'aurait jamais deviné la destinée un enfant enfin répondant au nom de François-Michel le Tellier.
Son père était un personnage important à la cour de Mazarin et tout en jetant des regards sympathiques à un enfant qui un jour devrait devenir Louis le Quatorzième s'occupait des affaires de Guerre de la France. Il aimait à passer du temps avec le petit Louis tout en regardant ses progrès et ses dons du Ciel. Il espérait intérieurement qu'un jour il en fut autant pour son petit François-Michel mais les années passaient sans qu'une amélioration notable sur tout ce qui pouvait le mettre au centre de la cour n'aparaissent dans l'enfant. Il fallait dire que le petit de Tellier n'était pas des plus dégourdis. On ne le faisait pas courir de peur qu'il ne s'emmêlasse les pieds, on ne le faisait pas monter à cheval de peur qu'il ne se rompt le cou et enfin on ne le faisait pas toucher le clavecin lors des soirées de peur qu'il ne rende sourd une paire d'invité le dimanche. Pourtant l'enfant avait toujours fait de son mieux pour suivre la bonne éducation nobliarde et ce que jamais on ne put lui reprocher furent ses bonnes figures et ses bonnes manières. Il charmait les amies de sa mère lorsque certains après-midi elles venaient chez les Tellier prendre le thé et elles l'aimaient tant et si bien qu'Élisabeth Turpin ne put bientôt plus envisager un après-midi sans la présence de son fils.
Le jeune enfant savait depuis sa plus tendre enfance différencier le beau du moche. S'il ne trouvait pas sa mère d'une beauté excitante il prenait par contre beaucoup de plaisir aux thés car il savait qu'il verrait cette grande dame blonde aux anglaises méchées. Jamais il ne sut son nom car dans son coeur il ne lui en donna d'autre que "la belle Autrichienne". Pour elle il commença à écrire, à apprendre les poésies les plus exquises, à affiner son esprit pour répondre avec finesse aux petites piques quand elles étaient envoyées à la jolie blonde. Si ces preuves d'esprit selon lui enchantaient l'autrichienne elles avaient le don de désespérer son père.
"Cet enfant n'a pas dix ans et est déjà la risée de la cour ! Est-ce là la place d'un fils de Ministre je vous le demande ma mie ! Il est un homme et un homme ne se mêle pas aux commérages de femmes !"
Elisabeth avait donné raison à son époux mais elle ne pouvait se faire à l'idée de passer une après-midi sans son fils et dans le dos de son époux elle continuait à l'emmener en secret à ses parties de thé. Un jour, l'autrichienne n'était pas là, le lendemain non plus et jamais plus elle ne devrait venir. L'esprit vif de l'enfant semblait avoir soudainement disparu et le père de ce dernier pensant que cette tristesse provenait de l'interdiction qu'il se rende aux après-midi de sa mère ne savait plus que faire. Il finit à contrecoeur par le prendre avec lui dans le chateau parisien où il exercait son devoir, expliquant à son fils les tactiques de guerre sans vraiment toutefois croire qu'il puisse un jour retenir ne serait-ce qu'une infime partie de ce qu'il lui disait et lui répétait chaque jour. Le jeune homme se découvrit petit à petit un esprit tactique hors du commun mais n'osant développer davantage ni mettre en question certaines ruses de son père décida de garder le silence et de faire tout ce qu'il avait toujours fait depuis toujours: s'asseoir, écouter et ne rien dire. Il pensait à cette belle dame blonde, qu'était-il donc arrivé ? Elisabeth lui avait expliqué l'histoire d'une ruine, qu'elle était devenue une personne indigne à leur haute société. François-Michel ne comprenait pas encore la signification de ces mots et instinctivement il lançait aux fenêtre un oeil dans les rues de Paris toutes les fois qu'il lui était possible dans l'espoir d'un jour l'apercevoir. En vain.
Les jours se ressemblaient, mornes et ennuyeux. Il avait maintes fois croisé un enfant dans les couloirs, un jeune homme d'une beauté au moins aussi frappante que la sienne et quand leurs regards se croisaient ils ne manquaient pas de se sourire. Mais Diable, pourquoi donc on ne les laissait jamais jouer tranquillement dans les grands jardins ? Plus tard il se surpris à sourire de cette époque. Cet enfant n'était autre que Louis XIV.
Un jour funeste, alors qu'il rentrait dans sa demeure accompagné de son paternel, François-Michel croisa une mendiante curieuse que des passants venaient de lapider. Du sang coulait le long de sa joue meurtrie et elle leva les yeux sur le jeune homme avec un sourire, ce sourire que jamais il ne devrait oublier, ce sourire familier et quelque peu mélancolique... La belle autrichienne. On la laissa mourir là de ses blessures sans que le petit le Tellier ne put y faire quoi que ce soit. Depuis ce jour l'enfant revêt cet air grave et sérieux qui jamais ne le quitterait le long de sa vie.
Michel Le Tellier, son père, avait noté cette métamorphose avec étonnement. Il continuait à le prendre avec lui chez Mazarin et le jour où il bloqua sur une tactique concernant une bataille que chacun qualifiait perdue d'avance il vit avec surprise son fils s'approcher de la table. En trois mouvements de soldats et de chevaux il remit en place les idées de la bataille tout en rafraichissant les lignes ennemies. Le Ministre passa fièrement la main dans les cheveux de son enfant. Désormais et il n'en doutait plus François-Michel était enfin digne d'un avenir de la famille le Tellier.

Acte II "Le plus jeune Homme au service du plus jeune Roy"

1656, François Michel a quinze ans. Il obtient de son père avec la bénédiction du jeune Louis le secrétariat d'Etat à la Guerre. C'est ainsi que François Michel devenu indépendant de sa famille reçoit le titre de Marquis de Louvois. Son père continuera durant de très longues années à rester derrière son fils afin de surveiller de très près ce qu'il faisait. Jamais il ne put se persuader que pour toujours était finie la période du petit enfant maladroit incapable de se tenir debout sans voir l'un de ses pieds perdre l'équilibre. Le Marquis de Louvois pour le prouver prit des airs royaux importants et acquis cette démarche impérieuse et droite que peu pouvaient imiter. Il voulait montrer à chacun qu'un enfant doublé de tares nombreuses pouvait devenir une fière personne à l'esprit vif. Il gagna dans sa prestigieuse vie plus du triples de batailles que son père pourtant il s'amusait à dire avec une fierté moqueuse que lui n'avait pas eu la chance d'avoir dans son armée Jeanne la Pucelle. En effet, il est incroyabla de savoir que Jeanne d'Arc avait vécu en même temps que le père du Marquis de Louvois. Dans ce temps, tout était encore macabre et moyen-âgeux. Le temps de Louis XIV devrait connaitre d'immenses révolutions d'évolution. Les seuls qui encore n'y virent pas tant de changement furent les paysans mais taisons-les. On ne les connait pas à Versailles. Les évolutions de la guerre à cette époque seront signées par Louvois...
Anne de Souvré, marquise de Courtenvaux était une bien charmante jeune femme sortant comme beaucoup du couvent et n'ayant aucun sens de l'intelligence innée mais bien sûr celle de la soumission à son mari. A chaque fois que le marquis allait visiter ses parents il avait toujours le loisir de l'y voir et charmé par ses manières timides et charmantes il lui permettait de l'accompagner dans ses balades en barque. Élisabeth Turpin ne pouvait supporter l'idée que cette jeune prétentieuse put voguer avec son fils alors qu'elle, sa propre mère, n'avait jamais pu avoir de lui ce privilège important. Il avait toujours trouvé comme excuse de bonne fortune qu'il aimait se donner à la lecture et qu'il ne souffrrait pas d'une conversation peu intelligente... Le marquis avait bien fini par admettre que sa pauvre mère manquait cruellement d'esprit.
François-Michel n'était pas dupe et avait compris dès le début le pathétique manège de ses parents. Anne de Souvré devrait être sous peu sa femme mais avant celà il l'éduquerait et à sa manière. Il lui donnait des livres philosophiques à lire mais surtout à comprendre. Il était certain que les idées tirées ne correspondaient pas toujours aux idées de cette époque mais le marquis voulait d'une femme qui puisse se faire des avis personnels sur tout. En peu de temps la jeune Anne de Souvré n'était plus cette prude femme de couvent.
Le mariage fut simple mais suffisant. Nous étions en 1661 déjà et Louvois allait avoir un poste plus haut à savoir Membre du Conseil des dépêches. Il avait maintenant le droit de participer aux conseils de guerre avec la présence du Roy au lieu de jouer dans leur dos avec les cheveux et les soldats pour écrire quelques malheureux mots sur une page que bien souvent les ministres ignorent ou ironisent. Il savait que l'année suivante il serait au secrétariat d'Etat à la guerre mais rien qu'à la pensée de devoir supporter son père au travail (puisque son père travaillait à ce service) le mettait dans une colère noire. Il obtint un soir qu'il avait fait boire un peu trop son paternel le serment qu'il le laisserait faire à sa guise. Fervent croyant l'homme se sentant obligé de tenir parole ne diait rien à son fils mais ses regards n'en prouvaient pas moins. La période d'apogée du Marquis approchait et comme tout animal qui se respectait il commençait sa reproduction et elle se trouva être bien productive.
De son mariage naquirent six enfants: Michel-François qui devint le marquis de Courtenvaux ; Madeleine Charlotte; Louis-Nicolas qui devint le marquis de Souvré; Louis François Marie qui devint le marquis de Barbezieux; Camille ; et enfin sa préférée et cadet Marguerite. Le temps passe et les affaires de Guerre se multiplient, les batailles se gagnent, le pays gagne des territoires importants. En 1672 Le Marquis de Louvois devait devenir le Ministre d’Etat de la Guerre et appelé par Louis XIV en personne...
Mais ce parcours devrait coûter cher à nombre d'hommes dans la cour.

Acte III "Louvois: ange ou démon ?"

Colbert devint à la montée le plus grand ennemi de Louvois. Chacun de son côté voulait obtenir plus de grâce que l'autre de Sa Majesté. L'Histoire sait qu'à l'apogée de Louvois Colbert s'en est allé, Colbert ainsi que tous ses suivants. Il était aux finances quand le marquis se donnait à la Guerre et comme les armées coûtent cher ils étaient en continuel conflit. Louis s'amusait de voir les hommes se chiffoner et en avait fait faire dans une soirée une plaisante comédie qui fit rire toutes ces dames. C'est ainsi que commença la grande popularité des deux hommes. L'un était jeune et beau, l'autre même si son charme restait n'était plus de première fraîcheur. Les dames pensait à l'unanimité que Louvois le beau avait toutes les chances de conquérir le Roy en dernier mais en attendant ce furent les filles qu'il goûtait sans fin. Il ne put bientôt plus se passer d'aventures sans lendemain bien qu'il aimât sa femme plus que tout. Il avait visité un nombre incalculable de courtisanes, passé dans un nombre mirobolant de draps fins et reçu un nombre incalculable de billets doux. Sa propre femme bientôt finit par s'en rendre compte et loin d'être le genre de se lamenter sur son sort décida de jouer aux mêmes jeux que son époux. C'était une très belle femme et même si elle ne réussit jamais à conquérir la couche du Roy elle parvint à gagner celle de Monsieur son frère. Le marquis de Louvois n'étant pad dupe s'aperçut bientôt du nouveau vent de liberté de sa femme. Le silence bientôt gagna le couple et chacun n'osa plus se regarder dans les yeux. Ils s'aimaient mais le vice les avait à jamais perdus.
Voilà où en est l'existence du marquis au déclin de Colbert. Ne le blâmez point, il est un homme comme les autres dans l'enceinte de Versailles...

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Marquis de Louvois
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MessageSujet: Re: Marquis de Louvois, Ministre du Roy   Mar 30 Oct - 14:34

J'ai (et ce n'est pas trop tôt) terminé ma fiche !
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Gabrielle de la Vallière
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MessageSujet: Re: Marquis de Louvois, Ministre du Roy   Mar 6 Nov - 17:42

Désolée encore pour le retard ! ><

Personnage Validé !

très très belle fiche, on se prend d'affection pour ce personnage, bon jeu à toi sur Versailles !
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Marquis de Louvois, Ministre du Roy

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