Gabrielle de la Vallière Admin

Age : 16 Inscrit le : 17 Aoû 2007 Messages : 85 Localisation : Dans les jardins et l'écurie Plume du Passé Statut: Courtisane et Cantatrice Position politique: Royaliste Contacts et Relations:
| Sujet: Une promenade... Seule? [ouvert à qui veut] Mar 13 Nov - 0:15 | |
| Je marchais lentement dans la cour sud en me dirigeant de mon pas lent et mesuré vers les écuries royales. J'avais ici un cheval, noble destrier dont la vie se résumait à quelques balades et quelques belles courses où il me portait. Sinon il écoulait son temps à manger, grignotant de ça de là des brins sauvages de foin qui avait dû lui échapper avant. Je me rendais souvent à la capitale avec lui, l'attelant à une cariole qu'un valet du roi conduisait. J'entrais donc dans le vaste hall. Un laquais se dirigea vers moi en marchant avec raideur et j'aurais pu plaisanter sur une chute de fiacre si je n'avais pas laissé traîner mon regard sur son visage fermé et mécontent. Sa tenue était pourtant propre et je ne saurais dire ce qu'il s'était passé. Ainsi donc, il vint à moi, et je le dispensais de quoi que ce soit d'un signe. Je n'ai besoin de rien lui dis-je, fais donc ce que tu veux. Il fila aussitôt, sûrement ne voulait-il pas rater l'occasion d'aller conter fleurette à une jolie fermière qui arrosait les fleurs non loin d'ici. Je m'enfonçais dans un couloir de l'écurie, et m'arrêtais devant le boxe du fond.
La pièce n'était pas très grande, mais les plus beaux boxes sont réservés aux coursiers, aux chevaux de la garde et aux bêtes du roi. La paille était servie amplement, car les récoltes ne manquaient pas. Mon joli palefroi était en train de boire, tirant gorgée par gorgée l'eau de son énorme sceau qui tenait lieu d'abreuvoir. Le liquide s'écoula légèrement de ses lèvres alors qu'il relevait la tête, laissant sa langue flotter quelques centièmes de seconde à l'air libre. J'étais amusée par ce spectacle. J'ouvrais la porte, et mon doux animal vint poser ses naseaux veloutés dans ma main. Un respect mutuel s'installait entre nous, il ne me bavait pas dessus comme les percherons et chevaux de trait de mon enfance, mais venait en revanche à loisir renifler ma main et je le caressais ainsi avec ravissement. Si je me permettais un câlin, ce n'était pas quand j'étais dans mes grandes toilettes. Aujourd'hui était un jour sans câlin. J'étais vêtue avec élégance, et une trace verdâtre sur mon col aurait été malvenu. Je caressais donc du bout de mes doigts gantés le nez de mon cheval, et enlevais même ses gants, désireuse de le toucher de peau à peau.
"Bonjour, mon joli Melody.."
Il ferma les yeux un instant. Son nom complet étant Faribole Melody, j'avais préféré l'appeler Melody, riant de cette appelation si complexe pour un cheval. Il était alors un jeune yearling tout juste dressé et déjà doux comme un agneau. Sa robe d'un noir d'encre faisait défaut aux nobles selle français alezans et bais qui remplissaient l'écurie, et au sublime andalou blanc, monture royale. Mais il avait la beauté incluse et son sang arabe le rendait magnifique. De hautes balzanes blanches s'élevaient et s'élèvent encore sur ses membres postérieurs, et une timide trace blanche s'étale du milieu de son front au bout de son nez, déviant légèrement sur sa gauche. Sa crinière abondante était taillée courte comme les chevaux de bataille, mais il était brillant. Les valets d'écurie et les palefreniers avait sans doute rempli leurs fonctions en s'occupant de chaque cheval. Je vis au travers de grilles des coursiers sellés, auxquels juste le filet manquait, prêts à partir. Je souris et posais un léger baiser sur l'encolure élancée de mon cheval. Je repassais mes gants blancs à mes mains, et vérifiais qu'aucun poil noir ne venait se mêler à ma tenue bleutée.
J'étais en effet vêtue d'une robe longue bleue, moulante sur le buste, la poitrine et les hanches. les manches bouffantes laissait dans le col rond le haut de mes épaules à l'air. un collier dit "de chien" m'enlaçait de ses perles violines. Ma tenue était agrémentée de perles bleues et de rubans qui venaient décorer ma coiffure relevée et ma robe par des froufrous. Mes chaussures à petit talon me donnait la taille élancée et une aisance de mouvement qui me satisfaisait. Je redressa le main pour caresser à nouveau mon cheval. Tout était vide, je savais qu'il n'y avait personne. Mais j'entendis quelqu'un.. |
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Philippe d'Orléans Nouveau venu à la cour

Age : 19 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 12 Plume du Passé Statut: Prince Bourbon, duc d'Orléans Position politique: Frère du Roi ce n'est pas mal non?? Contacts et Relations:
| Sujet: Re: Une promenade... Seule? [ouvert à qui veut] Ven 28 Déc - 19:57 | |
| J'arrivais enfin à m'échapper au devoir de la Cour. Fuyant mes obligations, j'arrivais aux Ecuries où je rencontrais un ange tout vêtu de blue.
Puis-je savoir qui est cet ange qui illuminer ce lieu ? dis-je à voix haute sans m'en rendre compte. Je rougis ne sachant où me mettre lorsque la belle se retourna. Allant presque jusqu'à reculer de quelques pas. Je réfléchis que de toute façon la déesse m'avait vu. Inutile de faire demi tour. J'avança vers elle. M'avait-elle reconnu? j'en doute malgré ma tenue turquoise richement détaillées de perles et noeuds et tant mieux . Il fit la révérence et prit la main de la belle. Cette douceur était inégalable. Il lu iembrassa et me redressa regardant la jeune femme droit dans les yeux. Elle avait un regard chaleureux et Philippe s'y perdit un moment. Le silence fut in terrompu par la douce voix de la charmante femme qui caressait un cheval d'une grande beauté.
Dernière édition par Philippe d'Orléans le Dim 16 Mar - 13:52, édité 1 fois |
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Gabrielle de la Vallière Admin

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| Sujet: Re: Une promenade... Seule? [ouvert à qui veut] Lun 7 Jan - 18:52 | |
| Une voix masculine vint troubler le calme reposant de l'écurie de Versailles. Je pris mon temps pour me retourner, et je constatais que l'individu recula légèrement alors que j'étais à présent face à lui. Il semblait à la fois gêné et amusé, et je reconnus aussitôt Monsieur, le frère du roi, qui avait probablement trouvé en ce lieu serein le moyen d'échapper un instant à l'agitation continuelle qui influence la cour. Je lui souris alors. Si je l'ai aussi rapidement reconnu, il m'apparaît comme normal que je ne sois pas en revanche la personnalité la plus reconnaissable du palais royal. Il se rapprocha pourtant de moi et me salua dans un baisemain tout ce qu'il y a de plus courtois. Je m'inclinais devant lui, réponse à son salut respectueux.
"Un ange? En vérité, je suis Gabrielle de la Vallière, et je n'ai d'un ange que le nom il me semble. Mais, Monsieur, quelle est la raison de votre présence en ces lieux?"
Je caressais à nouveau les naseaux veloutés si doux de Melody. Il semblait étonné par l'arrivée de l'homme, et observait ce nouveau venu avec une curiosité crue et digne, typique d'un animal aussi noble que le cheval. Ce destrier arabe était pour le moment d'un calme absolu mais je savais que mon bel étalon pouvait être aussi bouillant que la lave des grands volcans. Son caractère inattendu, changeant et pourtant si appréciable le rendait vraiment attachant. Il émit alors un ronflement, qu'on pourrait associer au feulement d'un gros chat. Il semblait analyser l'intru devant son box, et il jugea visiblement qu'il était digne de confiance, puisqu'il se remettait à gober et manger d'un rythme paisible les brins de foin qui parsemaient sa maison équine. Je laissais mon regard caresser la silhouette de mon interlocuteur avant de lui demander:
"Aimez vous les chevaux Monsieur?" _________________
.: Folie pour Folie, Prenons les plus Nobles :. |
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Philippe d'Orléans Nouveau venu à la cour

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| Sujet: Re: Une promenade... Seule? [ouvert à qui veut] Dim 16 Mar - 14:19 | |
| Philippe regarda la belle se présenter. Gabrielle de La Vallière? Elle devait être en rapport avec Louise de La Vallière, la maîtresse de Louis après Marie Mancini. Il sourit car il vit en elle une bien gracieuse et modeste fille.. non femme. "Je puis vous assurer, en regardant une telle assemblage de grâce et d'élégance, que vous n'avez point que le nom d'angélique. Votre visage est divin ma chère!" Philippe sourit devant les petites joues roses de la jeune femme. Elle ressemblait à sa mère qui était un ange. Elle avait été la femme de compagnie de la première épouse de Philippe. Mais, Monsieur, quelle est la raison de votre présence en ces lieux? Philippe plongea son regard dans celui de la jeune fille. Il avait l'habitude de parler aux gens qu'il appréciait en les regardant droit dans les yeux. Son regard puissant envoutait plus d'un. "J'avais besoin de m'isoler. La Cour est divertissante mais nous avons tous nos moments de paix. Et vous, charmante jeune fille, que faites-vous en ce lieu modeste? " Il vit la jeune fille retourner auprès de son cheval et le caresser. L'animal était de belle robe. Philippe aimait ses animaux que l'on conditionnait comme on l'avait conditionner lui. Il aimait leur laisser une certaine liberté lorsqu'il partait en promenade avec eux. On lui reprochait cela en disant qu'il rendait les chevaux sauvages. Mais il s'en moquait. "En effet, j'aime ses créatures qui sont plus humains que la plupart des gens de Cour! Je remarque que vous également! Est-ce votre cheval? Puis-je en connaitre son nom?" Philippe eût l'idée de faire une promenade avec la charmante fille. Après qu'elle est répondu, sans lui dire quoique ce soit il partit et revint quelques secondes plus tard avec son propres cheval. Il était noir mais tellement chaleureux avec le prince. Il y avait une fusion amical entre les deux êtres. "Voici Osiris! L'idée d'une promenade dans la forêt royale vous séduirait-elle assez pour que vous me l'accordiez?" Il dit cela en tenant d'une main les rênes de son cheval et de l'autre prenant la main de la belle attendant sa réponse avant de lui refaire un baise-main. Beaucoup de femmes à la Cour auraient refuser une telle chevauchée improvisée. D'autres auraient accepter désirant être la seconde épouse de Philippe se faisant ainsi bien voir par le Roy. _________________
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